Une chronique de Gérard JEAN

      Rue Docteur Esquirol

Orientée est-ouest, elle dessert en diagonale l'entier lotissement du Jeu de Boules construit sur l'emplacement d'anciens jardins maraîchers.

C'est en quelque sorte, de façon imagée, la base d'un triangle équilatéral dont les côtés, qu'elle ne rejoint pas, sont d'une part la Rue des Violettes, d'autre part l'Avenue des Corbières ; la perpendiculaire étant représentée par la Rue Docteur Pinel.

L'histoire de la dénomination de cette voie est connue de façon implicite.

Les habitations du quartier souffrent en grand nombre de désordres importants peu de temps après l'édification. Afin d'assumer efficacement leur défense juridique, les propriétaires constituent une association dont l'un d'entre eux est élu président.

Monsieur Marius Esquirol fait instruire ainsi durant de longues années une cause qu'il réussit à gagner. Les adhérents reconnaissant les avantages obtenus, proposent en souvenir de l'opiniâtreté, de faire appeler par son nom la rue où habite leur émérite défenseur.

Ce dernier refuse. Ses voisins imaginent un stratagème.

Une assez bonne représentation des infirmiers de l'Hôpital Saint-Joseph de Cluny habite le lotissement ; il suffira de retenir le nom d'un médecin humaniste bien nommé.

Jean Etienne Dominique, Esquirol, né à Toulouse en 1772, décédé à Paris en 1840, est l'un des fondateurs de la psychiatrie moderne. Il attire en particulier l'attention sur le régime sévère, voire barbare, qui est alors celui des internés et montre que ceux-ci sont en réalité des malades dignes de soins.

On lui doit en particulier une classification des différentes formes de délires et de démences mais il est à l'origine de la mise en place des institutions aliénistes françaises actuelles.

Le Conseil municipal, présidé par le Maire François Clamens délibère le 5 février 1970 et choisit l'appellation de Rue Docteur Esquirol.

©  Gérard JEAN

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