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Les musiciens arrivent...et jouent... Le Triomphant... Patientez !

 

Sa Majesté Carnaval

 

Différent des corsos fleuris, des défilés de chars et autres cavalcades, le Carnaval de Limoux n'est pas un spectacle, il est le contraire d'une parade ; il est un folklore à l'état brut, sans reconstitution aucune et c'est pour cela qu'il colle autant à sa ville et à sa région... Il a marqué des générations et appartient à notre patrimoine culturel. Si dans tous les carnavals du monde, il y a un cortège et des spectateurs, il est le seul où grâce à la "carabéna" d'abord, à la "chine" ensuite, une osmose totale de familiarité s'établit entre le masqué et le badaud. Le spectateur est indispensable à celui qui est masqué, il est le but de son déguisement ; il devient un élément actif d'une comédie improvisée, à deux personnages au moins, où l'on s'envoie à la face les allusions les plus intimes, les plus paillardes, en général en occitan, sans considération ni de personne ni de milieu social. Les musiciens, une quinzaine environ donnent le rythme aux masques. La diversité des instruments (trompette, clarinette, baryton, trombone à coulisse, basse, contrebasse, grosse caisse, caisse claire) n'est pas un hasard, elle correspond à la volonté de coordonner le rythme au pas de danse. Les masques dansent seuls, les bras levés, le geste de la main soulignant la mélodie. C'est la pureté de ce geste qui donne au Carnaval de Limoux tout son caractère solennel. Précédant la musique, les "bandes" sortent lors de la journée qui leur est consacrée et vont ainsi d'un café à un autre. A tour de rôle, trois par mois, les membres de la bande ont le privilège de "mener" la musique ; ils sont le lien entre les musiciens et la bande, ils en sont les chefs d'orchestre. "Mener" leur enlève le droit de "chiner" et de jeter des confettis. Ce sont les autres membres de la bande qui se font un plaisir de le faire, aidés en cela par la "carabéna" qui fait naître la "chine". Derrière la musique suivent les "goudils", drôles, nobles ou très ordinaires. Ils sortent généralement par petits groupes ou bien seuls, dans l'improvisation la plus totale.

Le char de Sa Majesté Carnaval est reçu le premier dimanche des festivités par les "Meuniers" vêtus d'un bonnet, d'une blouse et d'un pantalon blancs, d'un foulard rouge, chaussés de sabots et arborant à la main le fouet... Illustrant un air de carnaval, le char est un apport récent et servira de base au jugement rendu en occitan le dernier dimanche, lors de la Nuit de la Blanquette, et dont le verdict aboutira à son incinération.

 

Les Sorties

 

Une vingtaine de "bandes" animent à tour de rôle les samedis et dimanches ainsi que le Mardi Gras par des "sorties" préparées de longs mois à l'avance.

La sortie de 11 heures : consacrée à un thème, pris dans l'actualité locale, nationale, voire internationale et tourné en dérision, est celle qui met en scène la bande qui "sort" la musique. Quelques exemples de thèmes : la rénovation contestée de la Place de la République, la démocratisation de l'utilisation du préservatif, les chroniques des nuits parisiennes ou de la ménagère au foyer, la venue de Jules Védrines, célèbre aviateur et homme politique, le maintien de la ligne de chemin de fer reliant Carcassonne à Quillan et passant par Limoux, le jumelage de la ville de Limoux avec la ville catalane de San Joan de Villatorada. C'est le propre du carnaval de faire ressortir le côté drôle et parfois ridicule de la société et des règles qui la régissent.

 La sortie de 17 heures : se fait sur des airs un peu moins rapides et dans le costume choisi par l'ensemble de la bande, ou le Pierrot Limouxin. Différent pour chaque bande de par sa couleur, sa forme, il donne à toute sortie sa spécificité. "Carabénas" et confettis virevoltent au dessus des têtes.

La sortie de 22 heures : la dernière de la journée, est la plus solennelle, la plus merveilleuse. La lueur des "entorches" (torches fabriquées à partir de résine, de frison et de papier) ajoute l'odeur de la résine à la litanie incantatoire. Fabriquées avec amour (le samedi précédant la sortie des Meuniers) suivant un secret jalousement conservé, elles devront brûler deux heures. Les airs joués, plus lents, participent à cette atmosphère si étrange et pourtant familière.

 

Son cadre

 

La Place :bandes et "goudils" se côtoient sans se mêler sous les arcades médiévales de la place de la République, place entourée de cinq cafés.

Les Cafés : la musique sort d'un café pour aller et rentrer dans l'autre. Avant le premier tour de chaque sortie, devant le café de départ, est jouée et dansée une valse. Les masques évoluent de café en café, s'arrêtant quelques instants dans chacun d'eux. Le café est en outre le lieu indispensable à la "chine". En intriguant par des affirmations pertinentes, d'une voix transposée pour ne point être reconnu, le masque cherche à se faire offrir un verre. La "chine" va très loin, révélant jusqu'à des détails intimes de la vie du "chiné". Dite en occitan, elle est essentiellement l'apanage du "goudil"

 

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